Getaway to Azores

Les Açores : le plus beau voyage dont peu de Québécois parlent encore

Michael Carfagnini · Chef de l’exploitation, Wingbuddy · 7 min de lecture

Avant de visiter les Açores, je m’attendais à découvrir de magnifiques paysages. Des lacs volcaniques, des collines verdoyantes, des côtes spectaculaires et une bonne table.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est à quel point ces îles allaient me faire réfléchir à ce que représente le chez-soi. À seulement 5 h 30 de vol direct de Montréal les Açores semblent étonnamment proches. Pourtant, dès l’arrivée, on a l’impression d’être très loin du rythme auquel plusieurs d’entre nous sont habitués.

J’ai passé quelques jours sur São Miguel, la plus grande île de l’archipel. Je suis revenu avec des photos magnifiques, bien sûr, mais surtout avec le souvenir de rencontres, de conversations et d’une façon de vivre qui m’a marqué bien davantage que n’importe quel point de vue.

La magie du brouillard

Une chose que j’ai vite comprise, c’est que bien des photos de voyage rendent mal justice aux Açores. Elles montrent souvent un ciel bleu et des conditions parfaites. La réalité est bien plus belle. Le brouillard arrive sans prévenir. Les nuages glissent au-dessus des lacs de cratère et des flancs de collines. Le soleil perce quelques instants, puis disparaît de nouveau. Des paysages entiers apparaissent et s’effacent en quelques minutes. Au début, j’espérais que les nuages se dissipent. À la fin du voyage, j’espérais le contraire. Aux Açores, le temps changeant n’est pas quelque chose à endurer. C’est ce qui rend les îles magiques. Debout au-dessus de Sete Cidades, à regarder les nuages dériver au-dessus du cratère pendant que le soleil éclairait différentes parties du paysage, j’avais l’impression d’être dans un film. Aucune photo ne peut vraiment le saisir, parce que tout change sans cesse.

Les Açores ne sont pas faites pour être seulement regardées. Elles sont faites pour être vécues. Et c’est peut-être pour ça que ces îles restent avec vous longtemps après le retour à la maison.

Les vues des Açores

Le rituel du matin

La plupart de mes matins commençaient de la même façon : une marche jusqu’à l’eau et une baignade dans l’Atlantique. L’eau était froide. Assez froide pour que tous vos instincts vous disent de ne pas y entrer. Et pourtant, chaque matin, des résidents du coin étaient déjà là, à faire exactement la même chose. Jeunes, vieux, hommes, femmes, beau temps mauvais temps. Ils se saluaient d’un chaleureux « bom dia », profitaient de leur baignade, échangeaient quelques mots, puis vaquaient à leur journée. Il y avait quelque chose de beau dans cette simplicité. Pas de presse, rien à prouver, juste un rituel quotidien tout simple, partagé par une communauté insulaire. Au fil des jours, j’en suis venu à attendre ces baignades presque autant que les excursions.

Ce sont les gens qu’on retient

Les paysages ont beau être spectaculaires, ce sont les gens qui restent gravés en mémoire. Un de nos guides, Leandro, m’a confié quelque chose qui m’a profondément touché. Il nous a raconté à quel point il aime voyager. Il nous a parlé de destinations incroyables un peu partout dans le monde, dont le Japon, qu’il décrivait comme l’un des plus beaux endroits qu’il ait jamais vus. Et pourtant, chaque voyage semble lui rappeler à quel point il aime rentrer chez lui, aux Açores. J’ai tout de suite compris ce qu’il voulait dire. Je ressens souvent la même chose pour Montréal. Le voyage a cette drôle de façon de nous faire ça. On quitte la maison à la recherche de nouveauté, pour finalement mieux apprécier ce qui était déjà là. À l’écouter parler des îles, il était impossible de ne pas sentir sa fierté. Pas la fierté de quelqu’un qui vend une destination. La fierté de quelqu’un qui partage son chez-soi. À la fin du voyage, j’avais envie de revenir, non pas simplement pour voir davantage les Açores, mais pour mieux comprendre et apprécier l’endroit qu’il aime tant.

Les histoires derrière les paysages

Un autre guide, Eduardo, avait un talent remarquable pour donner vie aux lieux. Il était plus discret que d’autres guides que j’ai rencontrés, plus réservé et réfléchi, mais sa passion pour les Açores transparaissait dans tout ce qu’il faisait. Que ce soit en visitant des points de vue, en explorant l’histoire locale ou en parcourant la plantation de thé, il transformait ce qui aurait pu être de simples visites touristiques en expériences marquantes. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est sa retenue. Beaucoup de guides ressentent le besoin de meubler chaque instant avec des faits et des anecdotes. Eduardo avait compris quelque chose de plus important. Il savait quand parler, mais il savait aussi quand laisser le paysage parler de lui-même.

Il semblait à l’aise avec le silence, laissant les gens absorber ce qu’ils voyaient au lieu d’enchaîner aussitôt avec l’explication suivante. Ça demande de l’assurance. Je ne suis pas certain qu’il s’en rende pleinement compte, mais cette assurance, il l’a en abondance. Tout au long du voyage, il a partagé des histoires, des bouts d’histoire et des perspectives locales qui nous ont aidés à mieux comprendre les îles et les gens qui les habitent. Et pourtant, ça n’a jamais eu l’air d’un cours magistral. On avait plutôt l’impression de passer du temps avec quelqu’un qui tenait sincèrement à partager son coin de pays.

À la fin du voyage, j’ai compris que les meilleurs guides ne se contentent pas de vous montrer une destination. Ils vous aident à vous y attacher. C’est exactement ce qu’Eduardo a fait.

Açores : les aliments et la cuisine

La cuisine a dépassé toutes mes attentes

Fruits de mer frais, fromages locaux, poissons grillés à la perfection, bœuf excellent et quelques vins étonnamment mémorables ont tous fait partie de l’expérience. J’ai particulièrement aimé découvrir les vins de l’île de Pico et goûter au gin local en regardant le port s’installer doucement dans la soirée. Comme une grande partie des Açores, rien ne semblait trop compliqué ni prétentieux. Juste des ingrédients frais, bien apprêtés, et savourés sans se presser. Les repas duraient plus longtemps aux Açores. Les gens s’attardaient. Personne ne semblait pressé de passer à autre chose ou de jeter un œil à sa montre. Il y avait là un rythme de vie qui tranchait agréablement avec celui que plusieurs d’entre nous connaissent chez nous. Les îles semblent vous inviter à ralentir, à regarder autour de vous et à profiter de l’endroit où vous êtes. C’est quelque chose dont plusieurs d’entre nous auraient sans doute bien besoin.

Un après-midi, j’ai décidé de ne presque rien faire. Pas d’excursion, pas d’itinéraire, pas de liste à cocher. J’ai flâné dans Ponta Delgada, je me suis arrêté pour prendre un verre, je me suis assis au bord de l’eau, j’ai regardé les gens aller et venir, et j’ai simplement savouré le moment présent. Curieusement, c’est devenu l’un de mes souvenirs préférés du voyage. C’est aussi là que j’ai pleinement saisi l’équilibre de la formule semi-organisée de Wingbuddy. Les grandes excursions, le transport, les billets, les transferts et les guides avaient tous été pris en charge, ce qui m’a permis de profiter de la destination au lieu de la gérer. Ça comptait plus que je ne l’aurais cru. Les Açores sont de plus en plus populaires, et plusieurs habitants nous ont raconté des histoires de visiteurs qui manquaient des sites importants, qui peinaient à trouver du stationnement ou qui gaspillaient un temps de vacances précieux à régler la logistique. Dans certains des secteurs les plus courus, le stationnement est limité, les routes sont étroites et l’accès peut s’avérer plus compliqué qu’il n’y paraît.

Avoir l’essentiel déjà organisé créait quelque chose que bien des voyageurs recherchent sans toujours le trouver : la liberté sans le stress. Les activités guidées nous assuraient de ne rien manquer des incontournables, tandis que le temps libre prévu nous laissait explorer, relaxer et profiter des îles à notre rythme. Pour moi, ç’a été l’équilibre parfait.

En repensant à ce voyage, je réalise que les raisons qui me pousseraient à revenir ont moins à voir avec les paysages, la cuisine ou même les attraits, aussi impressionnants soient-ils.

Je reviendrais pour les gens

Pour les conversations avec Leandro sur le voyage, le chez-soi et ce qui rend un endroit spécial. Pour la façon réfléchie qu’avait Eduardo de nous aider à comprendre les îles. Pour les habitants qui se rassemblaient pour leur baignade matinale, peu importe la météo. Pour le brouillard qui dérivait au-dessus des lacs de cratère avant de révéler soudainement, quelques minutes plus tard, un paysage complètement différent.

Les Açores m’ont rappelé que les meilleures expériences de voyage ne consistent pas toujours à en voir plus. Parfois, il s’agit simplement de ralentir assez pour vraiment apprécier l’endroit où l’on se trouve. Et surtout, peut-être, les Açores m’ont rappelé quelque chose que Leandro avait partagé plus tôt durant le voyage. Le voyage a cette façon de nous faire apprécier la maison encore davantage. Parfois, il faut la quitter un moment pour se rappeler pourquoi on l’aime autant.


L’Escapade aux Açores de Wingbuddy est un circuit semi-organisé et sans tracas qui marie des paysages volcaniques à couper le souffle, des lacs de cratère cristallins et une végétation luxuriante à une riche culture et gastronomie portugaises. Avec des vols directs depuis Montréal et Toronto, une logistique sans accroc et un dosage équilibré d’activités guidées et de temps libre, il offre une façon authentique, mais sans effort, d’explorer les îles à un rythme détendu. Ce circuit est parfait pour les voyageurs qui veulent de l’aventure sans le stress de la planification.

Açores : votre voyage vous attend
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